Depuis le 1er janvier 2025, Sainte-Hermine et Saint-Jean-de-Beugné ne forment plus qu’une commune, Saint-Jean-d’Hermine, un peu plus de 3 600 habitants entre la plaine de Luçon et le bocage. Pour qui descend vers la côte par l’A83, c’est la sortie Sainte-Hermine, à mi-chemin entre Nantes et La Rochelle. La plupart des gens y font le plein. Ils pourraient y passer une journée.

Le centre de Sainte-Hermine en une heure et demie

La mairie a balisé un parcours historique de 30 étapes, 3 km à pied. Le dépliant est à l’accueil de la mairie (22 route de Nantes) ou à l’office de tourisme. Les étapes qui valent le détour :

  • La statue de Clemenceau, place Clemenceau. Le Tigre l’a inaugurée lui-même le 2 octobre 1921. Le sculpteur François Sicard l’a représenté debout au milieu de six poilus. Abîmée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été restaurée par Paul Belmondo, le père de l’acteur. De Gaulle est venu en 1965, Chirac en 1979.
  • Les halles (1896-1897), fer, fonte et brique dans l’esprit Baltard, classées monument historique, construites à l’emplacement du marché en bois du XVIIIe siècle.
  • Le château, forteresse du Xe siècle sur sa motte, remaniée du XIIIe au XIXe. Louis XIII y est passé en 1622, Henri IV avant lui : la maison dite « Henri IV », rue du Béarnais, en garde le souvenir.
  • L’église Notre-Dame, fondée au XVe siècle, reconstruite en 1847 ; sa flèche, abattue par la tempête de 1972, a été refaite en 2014. Sur la place, le monument aux morts, lui aussi de Sicard, montre une jeune Vendéenne en costume traditionnel.
  • Le temple protestant (1825), rappel d’une présence réformée ancienne dans le Sud Vendée.
  • Le cinéma Le Tigre, ouvert en avril 1949, toujours en activité : une salle de cinéma dans une commune de cette taille, ce n’est plus si courant.

Le parcours raconte aussi la crue de la Smagne (1,40 m d’eau dans la rue principale dans la nuit du 3 au 4 novembre 1960, sans victime) et l’Hôtel du Bon Pasteur, où les généraux vendéens se sont réunis avant d’attaquer Luçon en 1793.

Autour, à moins d’une demi-heure

Saint-Jean-d’Hermine est un point de départ plus qu’une destination, et c’est sa force : Luçon et sa cathédrale à un quart d’heure, Fontenay-le-Comte et la forêt de Mervent à une petite demi-heure, le Marais poitevin (Maillezais, Damvix) dans le même temps vers le sud-est, les plages de La Tranche-sur-Mer et de L’Aiguillon à 35-40 minutes. Le Puy du Fou est à environ une heure de route.

Où dormir

Pour rayonner, un gîte est plus pratique qu’un hôtel de bord de route : on cuisine, on rentre quand on veut, et l’arrière-pays est nettement moins cher que le littoral en saison. L’annuaire Gîtes de Vendée recense les gîtes de Saint-Jean-d’Hermine — une petite dizaine, de la maison de village au gîte de groupe — et, pour élargir, l’ensemble des gîtes du bocage sud vendéen, de Chantonnay à La Caillère. Les propriétaires y sont contactés en direct, sans commission.

Côté camping, l’office de tourisme Sud Vendée Littoral tient la liste à jour ; beaucoup ferment d’octobre à avril.