Quatre cent soixante euros : c'est le loyer mensuel médian, hors charges, d'un appartement de deux pièces de 44 m² dans l'agglomération de La Roche-sur-Yon, d'après les résultats 2024 de l'observatoire local des loyers tenu par l'ADILE de la Vendée. Le chiffre repose sur 1 000 logements de ce type enquêtés.

Cette fiche rassemble les repères de cet observatoire, puis les règles nationales du budget d'entrée : dépôt de garantie, préavis, aides. L'Écho de l'Hermine ne propose aucun logement et ne fait aucune estimation : les chiffres servent à lire une annonce avec un ordre de grandeur en tête.

Location appartement La Roche sur Yon : les loyers médians par taille

L'observatoire couvre les 43 communes de quatre intercommunalités vendéennes, dont La Roche-sur-Yon Agglomération. Il a reçu l'agrément du ministère chargé du Logement par un arrêté du 16 juillet 2024. Pour l'agglomération yonnaise, la collecte 2024 porte sur 2 691 logements, soit 178 % de l'objectif fixé et 30 % du parc locatif privé observé, avec la contribution de 20 professionnels de l'immobilier.

Les chiffres sont hors charges, excluent les locations meublées et saisonnières, et mêlent anciens et nouveaux locataires, ce qui tire la médiane un peu sous le niveau d'une annonce du moment.

AppartementSurface moyenneLoyer mensuel médianLoyer médian au m²
Studio (T1)26 m²360 €13,7 €
T244 m²460 €10,5 €
T367 m²591 €8,8 €
T4 et plus92 m²670 €7,2 €

Tous logements confondus, maisons comprises, le loyer médian de l'agglomération s'établit à 9,2 €/m², soit 560 € par mois pour une surface moyenne de 67 m². Les appartements seuls affichent 10,0 €/m² pour 51 m² en moyenne, contre 8,3 €/m² pour les maisons, plus grandes (89 m²).

Studio, T2, T3 : ce que dit le prix au mètre carré

Le studio coûte presque deux fois plus cher au mètre carré qu'un logement de cinq pièces : 13,7 €/m² contre 7,6 €/m², selon l'observatoire. L'explication avancée est mécanique. Une salle de bains, des toilettes et une cuisine représentent un coût fixe, quelle que soit la surface autour. Sur un petit logement, ce coût pèse davantage dans chaque mètre carré loué.

Le marché du studio est aussi le plus dispersé : entre les 10 % de loyers les plus bas et les 10 % les plus hauts, l'écart atteint 7,3 €/m², de 10,7 à 18,0 €/m². Sur 26 m², cela représente une différence de près de 190 € par mois entre deux studios de même taille. L'emplacement et la performance énergétique expliquent cet écart.

Le passage du T1 au T2 fait baisser le prix au mètre carré de 3,4 € dans l'agglomération, la plus forte différence des quatre territoires observés. En revanche, le loyer total suit la surface : un T4 se loue en médiane 670 €, soit 210 € de plus qu'un T2, pour une surface plus que doublée.

Un marché moins cher que celui du littoral

À taille égale, l'agglomération yonnaise est le territoire aux loyers les plus bas des quatre zones suivies en Vendée. Pour un T3, le loyer médian y est de 8,8 €/m², contre 10,7 €/m² dans l'agglomération des Sables-d'Olonne et 10,5 €/m² dans celle de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Dans la comparaison nationale des observatoires, l'ADILE rapproche ce niveau de celui de Niort. Pour les acheteurs, l'évolution des prix de vente fait l'objet d'un autre article sur le ralentissement du marché dans le nord-ouest de la Vendée.

Salon d'appartement avec canapé, table basse ronde et baie vitrée ouverte sur un balcon

Centre ancien, immeubles récents : l'âge du bâti pèse sur le loyer

L'observatoire distingue cinq époques de construction. Dans l'agglomération, les logements bâtis depuis 1991 affichent les loyers médians les plus élevés, à 9,8 €/m². Le rapport y voit l'effet d'une meilleure qualité énergétique, d'une localisation dans des secteurs récents ou rénovés, et de surfaces moyennes plus réduites.

À l'inverse, les logements construits entre 1971 et 1990 sont les moins chers, à 8,0 €/m². C'est une particularité locale : dans l'agglomération des Sables-d'Olonne, cette même génération d'immeubles porte au contraire les loyers les plus hauts (12,1 €/m²), sans doute en raison de leur position en front de mer.

Le bâti d'avant 1946 occupe une place à part. Majoritairement situé dans le Pentagone, le cœur historique et central de La Roche-sur-Yon, il se loue 8,8 €/m² en médiane, soit plus que les immeubles des années 1950 à 1980 (8,2 et 8,0 €/m²). La proximité immédiate des commerces, des services et des équipements compense l'ancienneté. Ce centre a aussi son histoire, évoquée dans notre article sur la statue de Napoléon à La Roche-sur-Yon.

Conclusion du rapport : le loyer dépend autant de l'adresse que de l'année de construction.

Qui loue dans l'agglomération yonnaise

Le parc locatif privé de l'agglomération compte 10 995 logements, dont 62 % se trouvent dans la ville de La Roche-sur-Yon elle-même. Les trois quarts sont des appartements (76 %), et 80 % sont loués vides. Le centre concentre les petites surfaces, avec 56 % de T1 et T2, tandis que la couronne périphérique est dominée par les grands logements, à 59 % de quatre pièces et plus.

Côté locataires, le profil est jeune et resserré. Selon les données INSEE reprises par l'observatoire, 59 % des locataires du parc privé ont moins de 40 ans et 84 % des ménages comptent une ou deux personnes. Plus d'un tiers (36 %) ont emménagé depuis moins de deux ans, signe d'un marché où les logements changent souvent de mains. Le rapport note aussi une présence marquée des étudiants, que l'ouverture d'une première année de médecine à La Roche-sur-Yon ne peut que renforcer sur le segment des studios et des T2.

Relocation ou bail en cours : pourquoi l'annonce dépasse la médiane

L'observatoire sépare deux familles de loyers. Le loyer de stock est celui d'un locataire installé depuis plus d'un an ; sa hausse est limitée chaque année par l'indice de référence des loyers (IRL), publié par l'INSEE. Le loyer de marché est celui d'un locataire arrivé depuis moins d'un an : il reflète le prix fixé lors d'une remise en location.

Dans l'agglomération en 2024, le loyer médian de marché atteint 9,8 €/m², contre 8,9 €/m² pour les baux en cours, soit 0,9 €/m² d'écart. La tension est la plus nette sur les trois-pièces : à logement égal, un nouvel entrant paie 51 € de plus par mois qu'un locataire présent depuis un an ou plus. Pour les maisons, dont l'offre est limitée et la rotation faible, l'écart atteint près de 60 € par mois.

Sur cinq ans, le loyer médian de l'agglomération est passé de 8,2 €/m² en 2020 à 9,2 €/m² en 2024, soit une hausse de 12 %. Entre 2023 et 2024, l'étude de l'ANIL reprise dans le rapport mesure une progression de 2,6 % pour la ville de La Roche-sur-Yon, plus modérée que celle des villes du littoral vendéen (3,0 %).

Location maison à La Roche-sur-Yon : les repères voisins

Pour comparer avec l'option maison, l'observatoire publie trois catégories dans l'agglomération : 580 € par mois en médiane pour une maison de une à trois pièces (63 m²), 747 € pour une quatre-pièces (93 m²) et 850 € pour cinq pièces et plus (116 m²). Au mètre carré, la maison revient moins cher que l'appartement (8,3 contre 10,0 €/m²), mais le loyer mensuel est plus élevé du fait de la surface.

Le choix entre un T3 du centre et une maison de la couronne engage aussi des dépenses que la médiane ne montre pas : déplacements, chauffage, entretien d'un jardin selon le bail.

Mains tenant un classeur noir et une clé à porte-clés en forme de maison

Budget d'entrée : dépôt de garantie, préavis et aides

Le loyer n'est pas la seule somme à prévoir à la signature. Les règles qui suivent sont nationales et s'appliquent à La Roche-sur-Yon comme ailleurs, d'après service-public.gouv.fr (pages vérifiées en avril et juin 2026).

Dépôt de garantie. En location vide, il ne peut dépasser un mois de loyer hors charges ; en meublé, deux mois. Il est interdit si le loyer est payé d'avance par trimestre, ainsi qu'en bail mobilité. À la sortie, le propriétaire dispose d'un mois pour le restituer si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, de deux mois sinon. Chaque mois de retard commencé majore la somme due de 10 % du loyer mensuel hors charges.

Préavis. Un locataire qui quitte un logement vide doit en principe respecter un préavis de trois mois. Il passe à un mois si le logement se trouve en zone tendue, à condition que la lettre de congé le mentionne, ou pour certains motifs justifiés : obtention d'un logement social, mutation, premier emploi, perte d'emploi, bénéfice du RSA ou de l'AAH, raison de santé, violences. En meublé, le préavis est d'un mois sans motif à fournir. Le classement d'une commune en zone tendue se vérifie avec le simulateur officiel de service-public.gouv.fr, la liste figurant en annexe du décret n° 2013-392.

Aides au logement. Dans le parc privé de l'agglomération, 4 783 ménages perçoivent une aide au logement, soit un taux de couverture de 44 %, contre 27 % pour l'ensemble de la Vendée (données CAF de décembre 2024 citées par l'observatoire). Même après versement de l'aide, 38 % de ces allocataires consacrent 30 % ou plus de leurs revenus à se loger. La simulation se fait auprès de la CAF ou de la MSA.

Pour les autres questions de location dans le département, la rubrique Se loger en Vendée regroupe nos articles.

Lire une annonce avec ces repères

Un T2 annoncé à 13 €/m² se situe nettement au-dessus de la médiane de son type (10,5 €/m²) : une construction récente ou une adresse centrale peut l'expliquer, mais la question mérite d'être posée. Deux pièges encore : les médianes sont hors charges, quand beaucoup d'annonces affichent un montant charges comprises, et elles excluent les meublés.

Pour un doute sur un bail, une clause, une révision de loyer ou une restitution de dépôt, l'ADILE de la Vendée délivre des conseils juridiques gratuits aux locataires comme aux propriétaires.

Questions fréquentes

Quel est le loyer moyen d'un appartement à La Roche-sur-Yon ?

L'observatoire local des loyers publie des médianes plutôt que des moyennes, jugées moins sensibles aux valeurs extrêmes. En 2024, dans l'agglomération, la médiane des appartements loués vides est de 10,0 €/m² hors charges, pour une surface moyenne de 51 m².

Combien coûte un T2 en location à La Roche-sur-Yon ?

Le loyer médian d'un T2 est de 460 € par mois hors charges pour 44 m², soit 10,5 €/m², d'après les résultats 2024 de l'ADILE de la Vendée. Un nouvel entrant paie en général un peu plus qu'un locataire déjà en place.

Les loyers sont-ils plus bas à La Roche-sur-Yon que sur la côte ?

Oui, selon l'observatoire : l'agglomération yonnaise a les loyers les plus bas des quatre territoires suivis. Un T3 s'y loue 8,8 €/m² en médiane, contre 10,7 €/m² dans l'agglomération des Sables-d'Olonne.

Quel dépôt de garantie pour un appartement meublé ?

Le dépôt de garantie d'un meublé est plafonné à deux mois de loyer hors charges, contre un mois pour un logement vide. Il est interdit en bail mobilité.

Où trouver un logement social à La Roche-sur-Yon ?

L'observatoire des loyers ne porte que sur le parc privé. Pour le logement social, la demande se fait en ligne sur le portail national de la demande de logement social ; l'ADILE de la Vendée peut aider à comprendre la démarche.

Sources et références

  • ADILE de la Vendée, Observatoire local des loyers de la Vendée, résultats 2024 (PDF) — www.anil.org
  • ADILE de la Vendée, page de l'observatoire des loyers — www.anil.org
  • Service-public.gouv.fr, Préavis du locataire : quelle durée ? — www.service-public.gouv.fr
  • Service-public.gouv.fr, Dépôt de garantie d'un logement loué — www.service-public.gouv.fr